Le Parlement européen a adopté la proposition de la Commission européenne visant à supprimer les charges administratives inutiles qui pèsent sur les sociétés de transport. Les obligations d’information devenues obsolètes et qui sont reprises sur des documents de voyage séparés disparaîtront. Quant aux données essentielles qu’il faut encore fournir, elles seront réunies différemment et plus efficacement. Les procédures en seront considérablement simplifiées pour plus de 300 000 transporteurs de fret, pour la plupart des PME. Les économies réalisées se chiffrent à 160 millions. |
Dans le cadre de sa stratégie « Mieux légiférer », la Commission a proposé de rationaliser les obligations d’information obsolètes pour les transporteurs de fret – elles dataient des années 1960. Bientôt, ceux-ci ne devront plus être munis de documents de transport distincts détaillant les points de passage aux frontières et les itinéraires à emprunter.
Les informations sur les flux de transport intracommunautaires (nom et coordonnées de l’expéditeur, nature et poids des marchandises, lieu de destination, etc.) qui devront encore être fournies seront recueillies par d’autres moyens disponibles. La proposition aligne les autres obligations d’information sur celles des conventions internationales existantes en la matière.
L’initiative vient de recevoir le soutien du Parlement européen. Les États membres de l’UE devraient adopter cette proposition d’ici peu, ce qui permettra aux transporteurs de fret d’avoir recours à des moyens plus simples pour fournir leurs documents. Cette mesure bénéficiera à plus de 300 000 transporteurs de fret en Europe et pourrait leur permettre d’économiser 160 millions d’euros, selon les mesures nationales des lourdeurs administratives. Parmi les entreprises concernées, 100 sont des entreprises ferroviaires, 7000 sont des transporteurs fluviaux et le reste est composé de transporteurs routiers.
Le règlement de 1960 impose aux transporteurs de marchandises circulant à l’intérieur des frontières de l’UE de fournir certaines informations sur les tarifs, sur les accords, sur les accords de prix et les conditions de transport. Ces exigences proviennent d’une époque où le transport intracommunautaire était lourdement réglementé. Avec la libéralisation du transport des marchandises, une grande partie des informations requises n’est plus nécessaire.
Les amendements adoptés par le Parlement en janvier suppriment les obligations d’information obsolètes et permettent d’éviter les doubles emplois, et ce pour une plus grande efficacité dans le secteur du transport de fret. Dans le même temps, les utilisateurs continueront à avoir accès aux informations utiles, la majorité d’entre elles se trouvant dans les comptes du transporteur ou sur les bordereaux d’expédition qui accompagnent normalement les marchandises transportées.
Cette action visant à réduire les formalités fait partie intégrante d’un vaste programme d’action de la Commission dont l’objectif est la réduction de 25% d’ici à 2012 le fardeau administratif pesant sur les entreprises dans l’UE.
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