La présence de résidus fongicides toxiques de chlorophénol et de chloroanisole dans le vin est un des problèmes de la production vinicole. Les niveaux de ces composés sont de l'ordre de quelques parties par milliard. Des outils de mesure ont donc été créés pour améliorer la traçabilité de ces contaminants toxiques et localiser avec précision les points de contrôle critiques de l'analyse des risques.
Une étude a ensuite été réalisée afin de déterminer les points critiques de la fabrication du vin présentant un risque de contamination chimique et d'identifier des mesures appropriées pour prévenir ou réduire les risques. Les recommandations faites à l'industrie du vin sous la forme de "bonnes pratiques de fabrication" pourraient être appliquées à différents niveaux, dont l'environnement de production et les installations, la production (matières premières, équipement, vinification, opérations d'emballage), le stockage et la distribution.
Les recommandations peuvent être appliquées aux aspects liés à l'innocuité et à l'hygiène de la production de vin afin de réduire les risques, ainsi que le degré d'exposition à ces risques. L'innocuité générale des vins destinés à la consommation humaine pourrait ainsi être améliorée. Les "bonnes pratiques de fabrication" pourraient également conduire à la mise sur pied de programmes de qualité en matière de sécurité alimentaire, comme le Hazard Analysis Critical Control Point (HACCP). Des viticulteurs intéressés par le suivi de ces recommandations sont recherchés.